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Ostéopathie et endométriose

il y a 5 jours
3 min de lecture



Qu’est-ce que l’endométriose ?


Parmi les troubles obstétriques rencontrés depuis le début de la médecine, l’endométriose est une des pathologies qui a été reconnue le plus tardivement.


Historique


En effet, l’endométriose a été décrite en 1860 par un médecin autrichien et malgré cela, l’endométriose reste un « ovni » médical. Elle est caractérisée par la présence de cellules de l’endomètre, la muqueuse qui recouvre l’utérus, à l’extérieur de l’organe. Les cellules endométriales ont la capacité de voyager vers tous les organes ou presque, en suivant différentes voies de circulation internes (péritonéale, sanguine…). Malheureusement, cette pathologie dont beaucoup de femmes souffrent, est encore trop banalisée par les professions médicales et par conséquent, retardent le diagnostic. Le diagnostic de l’endométriose est en moyenne prononcé entre 8 et 13 ans après l’apparition des symptômes, même si la tendance tend à s’inverser ces dernières années.






Les symptômes de l’endométriose


L'endométriose est une maladie bénigne au sens médical, ce qui signifie qu'elle n'affecte pas le pronostic vital, mais elle peut être très douloureuse et certaines formes peuvent invalider le quotidien de la personne atteinte et constituer un handicap invisible.




La migration de ces cellules de l’endomètre vont avoir des conséquences sur les organes qu’elles envahissent : hypofertilité pour les ovaires, perturbation du système digestif pour les intestins, gêne respiratoire pour les poumons. Mais elles peuvent aussi envahir d’autres structures telles que la vessie, les membres, le cerveau, les glandes lacrymales…



On a même l'habitude de dire qu'il n'y en a pas une, mais « des endométrioses » parce que la maladie ne se manifeste pas de la même manière d'une personne à une autre.

Il n’existe pas de certitudes concernant l’endométriose si ce n’est qu’elle revêt différentes formes à différents endroits selon différentes proportions d’une personne à une autre.



Les traitements possibles pour l’endométriose




Les traitements médicaux



Il existe des traitements hormonaux et anti-inflammatoires pour soulager l’endométriose. Dans certains cas la chirurgie peut être nécessaire.

Les médecines naturelles et alternatives comme l’ostéopathie proposent des traitements complémentaires, dont le but est de chercher à traiter la cause plutôt que le symptôme. Voyons ensemble comment un ostéopathe agit sur l’endométriose.


Les traitements ostéopathiques



Le but de l'ostéopathe est d'identifier d’un point de vue mécanique les structures les plus touchées par la maladie, c'est-à-dire quelles structures ont perdu leur capacité de mouvement par rapport aux structures environnantes. Cette limitation des mouvements peut être source de tensions, douleurs, inflammations... Chaque soin est unique et adapté au patient.

Un ostéopathe peut avoir besoin de travailler sur le cadre osseux autour de la zone douloureuse, mais également sur la cavité abdominale en utilisant des techniques viscérales pour éviter la stase ou la congestion des organes associée à l'inflammation. Il travaillera sur les aspects vasculaires, neurologiques et mécaniques pour vous apporter un soulagement durable.



L’ostéopathe aura ainsi une action sur :

  • Les os et les articulations : le thérapeute pourra ainsi libérer le rachis lombaire ainsi que le bassin afin que le support osseux et ligamentaire soit stable pour maintenir les organes du petit bassin.

  • Les muscles : le thérapeute a le réflexe de normaliser les muscles permettant la statique et la dynamique du bassin et des lombaires. De part leur anatomie, certains muscles peuvent perturber l’équilibre interne des organes du petit bassin.

  • Les organes : évidemment l’ostéopathe prendra soin de d’examiner, de réaliser un bilan ostéopathique et de traiter à l’aide des techniques tissulaires les organes abdominaux et du petit bassin, afin de leur redonner de l’élasticité et de la souplesse.


Ainsi, un travail ostéopathique du rachis lombaire et du bassin et un relâchement des organes abdomino-pelviens et des fascias permettent de réduire les contraintes mécaniques susceptibles d'augmenter l'inflammation déjà présente dans l'endométriose. Il va également optimiser et améliorer la circulation et les échanges de fluides (sang artériel et veineux, lymphe) afin d'oxygéner les tissus et réduire la stase, tout en normalisant les informations neurologiques et en évitant toute stimulation supplémentaire du système. Les techniques pour le système musculo-squelettique varient, mais pour les organes atteints d'endométriose, des techniques tissulaires douces et ciblées sont recommandées.



 
 
 

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